INTERVIEW DE
JOËL STALTER

Eficium est fière d’accompagner depuis plus de 3 ans JoëlStalter dans sa carrière professionnelle.

Rencontre avec ce golfeur de haut niveau très sympathique, participant au BMW International Open qui a lieu du 21 au 24juin 2023. Le sportif nous raconte sa préparation physique etmentale et sa vision de ce sport exigeant et addictif !

Depuis combien de temps jouez-vous au golf ?

JS : Je prépare mon prochain tournoi du DP World Tour qui aura lieu en Italie.
Actuellement classé 150ème, j’ai pour objectif d’être dans les 110 premiers d’ici la fin de l’année pour maintenir mon statut, et surtout de gagner un tournoi cette saison.
Je vise également la qualification pour l’US Open, qui se déroulera à Los Angeles sur un parcours qui me rappelle de beaux souvenirs de mes années étudiantes à l’université de Berkeley en Californie.

Vous habitez actuellement dans les Emirats. Est-ce un avantage stratégique pour votre sport ?

JS : Dubaï est une ville idéale car elle offre de bonnes conditions pour s’entrainer avec de superbes infrastructures et une météo parfaite pendant la saison hivernale. C’est aussi un emplacement stratégique pour voyager. Les tournois étant de plus en plus tournés vers l’Asie, cela permet d’être plus proche en début de saison et facilite la logistique. Beaucoup de pros se sont d’ailleurs installés à Dubaï. Il y a une belle émulation.

Dubaï est une ville idéale (…)
Il y a une belle émulation.

En tant que pro, quel est le parcours que vous avez préféré et celui qui a été plus difficile ?

JS : J’aime beaucoup Pebble Beach en Californie, un coin magique qui me rappelle ma vie étudiante. Chaque trou est un peu comme une carte postale. Valderamma en Espagne est pour moi le parcours le plus compliqué que j’aie joué sur le tour. Il est extrêmement exigeant aussi bien sur le plan technique que mental.

Depuis vos débuts, avez-vous noté des innovations dans les équipements ?

JS : L’innovation majeure est la balle de golf plus que les équipements. Elle a vraiment changé. Elle est plus stable ce qui nous permet de taper plus fort sans avoir trop d’écart de dispersion, et plus loin.

Comment vous préparez-vous à un tournoi ?

JS : La préparation comme la récupération impliquent beaucoup de discipline et de rigueur. Les entraînements étant complètement libres, il ne faut pas se disperser. En plus de l’entrainement, j’applique une routine avec des exercices de respiration, un réveil musculaire, des exercices de stretching, du vélo et de la natation. Je fais attention à mon hygiène de vie sans tomber dans l’excès.

Je travaille avec un coach, un kiné et un préparateur mental. La ligne directrice de ma préparation mentale est de rester fidèle à moi-même, un travail quotidien pour rester centré. Cette préparation me permet également de gérer le stress et l’anxiété générés par le sport à haut niveau.


Quelles sont les particularités de ce sport et de sa pratique à haut niveau ?

JS : Le golf demande à la fois de grandes capacités physiques et mentales. C’est un sport très lent puisque la balle n’est pas en mouvement. N’étant pas en réaction, cela nous laisse beaucoup de temps pour réfléchir et crée différentes tensions. Très vite le geste ne devient plus naturel mais forcé. Je dis toujours que le golf est un grand exercice de lâcher-prise et même de méditation en quelque sorte car nous devons simplement être et ne pas trop penser.

Le golf est un sport individuel. On met en place une équipe autour de nous quia pour but de nous rendre plus performant. Je dis toujours que mon rôle est de faire travailler l’ensemble des personnes plus intelligentes que moi, pour qu’elles me rendent meilleur.

(…) Le golf estun grandexercice delâcher-prise

Le haut niveau est une adaptation permanente aux parcours et aux conditions. Chaque jour est diffèrent. On planifie, on se prépare, on est prêt pour être performant, et rien ne se passe jamais vraiment comme prévu. Il faut aussi laisser place à la créativité. En tournoi, Il faut savoir accepter les résultats quels qu’ils soient. Il y a des semaines plus satisfaisantes que d’autres. L’objectif est de continuer à s’améliorer chaque jour.
Le haut niveau c’est être soi-même. Il n’y a pas de recette miracle. Chaque grand sportif est extrêmement authentique. Ce qui fonctionne pour les uns ne fonctionne pas forcément pour les autres. Il faut avoir conscience de qui on est si l’on veut pouvoir tirer le meilleur de soi.

Quels sportifs vous inspirent ?

JS : J’aime beaucoup Christiano Ronaldo et Kobe Bryant qui est tragiquement décédé. Dans le golf, j’admire le numéro 1 mondial Jon Rahm.

Le haut niveau est une adaptation permanente aux parcours et aux conditions.

Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui hésite à se lancer ?

JS : Soit les gens accrochent et peuvent devenir addicts, soit ils sont plus mitigés. C’est un sport qui demande du temps. C’est aussi un life style propice aux voyages et aux rencontres. Vous pouvez jouer avec des gens de tous niveaux et prendre le temps de discuter puisqu’une partie dure environ 4 heures. Le golf peut être pratiqué aussi bien de manière sportive que ludique. Cela reste un jeu passionnant, très difficile, avec beaucoup de techniques. Ce sport peut être très frustrant car il y a beaucoup de paramètres que nous ne contrôlons pas, mais c’est aussi ce qui nous rend accros.

Ce sport m’a énormément donné et m’a aidé à mieux affronter la vie.

MERCI
JOËL STALTER

Eficium accompagne de jeunes sportifs : le golfeur Joël Stalter, le pilote automobile Valentin Hasse-Clot et la boxeuse, Sthélyne Grosy dans leurs carrières.

Pourquoi le choix de parrainages sportifs ? Pour le partage des valeurs de l’Humain et de l’Exemplarité communes à Eficium et pour le plaisir de faire (re)découvrir une discipline à nos collaborateurs et nos clients.